crée le 07.01.2011 au bat-Studiotheater de l’école supérieure d’art dramatique Ernst Busch Berlin


tournée 2012-2013

Festival Open Théâtre La Vignette - Montpellier
TAPS-Scala Strasbourg
Festival Théâtre en Mai - CDN Dijon-Bourgogne


Distribution

Traduction de
Benno Besson
& Heiner Müller
Mise en scène Catherine Umbdenstock
Scénographie Elisabeth Weiß
Costumes Andy Besuch
Musique Joris Rühl
Assistanat Tanita Olbrich
Création lumière Manon Lauriol
Régie lumière Romain De Lagarde
Régie son et régie générale Fred Hug
Avec : Antje Lea Schmidt, Jean Paul Baeck, Stephan Baumecker, Jörn Hentschel et Joris Rühl


Production

une production de l’Ecole HfS Ernst Busch Berlin & epik hotel, avec le soutien de l’Agence Culturelle d’Alsace, l’OFAJ, Les TAPS – Strasbourg


Extraits de presse

Magazine Poly, février 2013
Don Juan sans jugement

Tagesspiegel, janvier 2011
Glutbürger, ein rasanter Don Juan im BAT-Studiotheater


A CONSULTER

Dossier de création

Crédits photos ©: Elisabeth Weiß, Charlotte Burchard

Don Juan - Marche ou crève !

d'après Molière, traduction de Benno Besson & Heiner Müller, mise en scène de Catherine Umbdenstock

 

Don Juan le sans-limite. Don Juan le libertin. Don Juan le cynique, le sarcastique, le provocateur, qui refuse les valeurs établies et tourne en ridicule ce que la société vénère. Don Juan l’acharné aussi, en perpétuel quête de sens. Don Juan, l’incarnation-même d’une génération qui définit le monde avec ses propres «valeurs», toujours à l’affût du prochain «trip» à vivre, chroniquement insatisfaite, fuyant la stagnation, fuyant le vide, son propre vide. La mise en scène de ce classique de Molière, s’inspirant des «Mistères», tend à montrer, station après station, ce qui arrive dans une société où la damnation n’existe plus, et où la mort, perçue comme l’expérience extrême, se fait attendre.
 

Echos : « Partition pour quatre acteurs et un musicien » : tel pourrait être le sous- titre de ce Dom Juan d’outre-Rhin, remarquablement mis en scène par Catherine Umbdenstock et ses camarades de l’école Ernst Busch. Mais encore faudrait-il préciser de “jeunes acteurs”, car c’est là le tour de force opéré par ce travail : alors que le texte de Molière évoquait la trajectoire d’un homme mûr en lutte avec la figure du Père, l’interprétation de Jean-Paul Baeck donne à voir une jeunesse en proie à l’ambition, attendant avec désinvolture le surgissement d’un conflit qui se dérobe et demeure dans l’ombre des scènes de séduction. On pense bien sûr au Casanova de Fellini mais également aux tout premiers films de Fassbinder. Travaillé sous forme fragmentaire, ce Don Juan interroge le devenir d’une génération toujours à l’affût de “nouvelles expériences” et que guette le spectre de son propre ennui.
Frédéric Sacard, Directeur du Théâtre de la Vignette, Montpellier, Octobre 2011